🎞 Test terrain – Nikkormat & pellicule noir et blanc 400 ISO

Publié le 7 octobre 2025 à 14:46

Un boîtier venu des années 70

Dans le vaste univers de l’argentique, certaines machines traversent les décennies avec une aura intacte. Le Nikkormat, fabriqué par Nikon entre 1965 et 1978, fait partie de ces boîtiers mythiques.
Pensé comme une alternative plus abordable au légendaire Nikon F, il s’adressait aux passionnés exigeants, aux amateurs éclairés et aux étudiants en photo.

Tout mécanique, doté d’un obturateur Copal Square métallique et de la robuste monture Nikon F, le Nikkormat incarne la fiabilité. Plus lourd et massif que les reflex modernes, il est construit pour durer.

L’optique Soligor, compagne inattendue

Le modèle que j’ai entre les mains n’est pas équipé d’une optique Nikkor, mais d’un objectif Soligor.
Dans les années 70, Soligor proposait des objectifs fabriqués par des constructeurs japonais (Tokina, Komine, Sun…) et distribués à prix plus doux que les Nikkor. Certains étaient très corrects, d’autres plus modestes, mais ils permettaient à beaucoup de photographes de s’équiper sans se ruiner.
Un mariage hybride donc : rigueur Nikon et pragmatisme Soligor.

Le choix du film : noir & blanc 400 ISO

Pour ce premier test, j’ai opté pour une pellicule 135 noir et blanc 400 ISO.
Pourquoi ? Parce que cette sensibilité moyenne-haute reste polyvalente : utilisable aussi bien en extérieur lumineux qu’en intérieur un peu sombre, elle permet de juger le comportement du boîtier dans des conditions variées.
Et le noir et blanc, avec son grain et ses nuances infinies, met toujours en valeur la texture d’un appareil mécanique de cette époque.

Premières sensations

Dès la prise en main, on sent le poids de l’histoire. Le levier d’armement est ferme, le déclencheur sec et précis. Chaque photo se mérite.
La cellule intégrée, bien que vieillissante, donne encore des indications correctes (que je compare par sécurité à une appli posemètre).
Les vitesses passent sans accroc, et l’obturateur claque avec une régularité rassurante.

Photographier avec un Nikkormat, c’est ralentir. Observer la lumière, tourner doucement la bague de diaphragme, écouter le temps. On retrouve cette approche contemplative qui fait tout le charme de l’argentique.

Un retour à l’essentiel

En 2025, utiliser un boîtier des années 70 n’a rien d’anecdotique. C’est un acte volontaire : celui de retrouver un rapport charnel à la photographie.
Pas d’écran, pas d’électronique, juste un viseur, un film et un obturateur.
Chaque déclenchement devient une promesse, chaque pellicule développée une surprise.

Conclusion

Le Nikkormat n’a pas volé sa réputation : solide, fiable, agréable à utiliser, il incarne parfaitement l’âge d’or de Nikon. Associé à une pellicule noir et blanc 400 ISO, il invite à un voyage dans le temps où chaque photo compte.

Si ce test est concluant, ce boîtier rejoindra peut-être la liste de mes compagnons de route pour de nouvelles explorations argentiques.

👉 Et vous, avez-vous déjà photographié avec un Nikkormat ou un autre reflex mécanique des années 70 ?
Partagez vos expériences en commentaire, et retrouvons-nous sur lemondedelargentique.fr pour continuer cette aventure photographique.

 


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